mercredi 15 février 2012

Six feet under 5

Pour la famille Fisher, la mort est un métier. Pour la dernière saison de Six Feet Under, la naissance, la mort et la résurrection font partie inhérente de la vie puisque tout a une fin.

Six feet under 5
Aux studios HBO
Créé par Alan Ball
Avec Peter Krause, Michael C. Hall, Frances Conroy, Lauren Ambrose, Freddy Rodriguez et Rachel Griffiths
Musique de Richard Marvin et Thomas Newman
12 épisodes
Sortie en janvier 2006


Et bien voilà. La fin d’une série. Alors pour l’occasion, je peux bien m’attarder un peu, du coup, je vais (en évitant le spoil autant que possible) donner mon avis sur chacun des personnages dans un ordre pas du tout défini, ça sera comme ça me vient et puis c’est tout. Nate Fisher : alors lui autant c’est un personnage qui est sur le déclin tout le long de la série, il commence super cool et puis, au fur et à mesure des épisodes, il devient pénible, à tendance vraiment lourdingue, de pire en pire, sauf pas très loin de la fin, où il redevient un personnage vraiment très bon, il retrouve une sorte de dynamique super intéressante qu’il avait perdue. Et c’est chouette.  David Fisher, lui, reste pénible. En fait c’est pareil, au début il est fun, je l’aime bien, puis il devient un peu pénible, puis super lourd, puis carrément pleurnichard... Le soucis étant qu’il le reste (plus ou moins on est d’accord, c’est pas non plus Lisa ou Maggie) il arrive à donner le change et faire croire qu’il reprend le dessus, mais ça reste une chouineuse (aucun rapport avec le fait qu’il soit gay, ou si mais c’est pas avec moi qu’il faut voir ça, plus avec le scénariste). Keith Charles, je l’aime bien lui par contre. Je saurais pas trop dire pourquoi, mais je trouve que c’est l’un des personnages qui ne subit pas de diminution d’intérêt tout au long de la série. Ruth Fisher, je dois être le seul, mais je l’aime bien elle, j’aime le côté vieille qui se rend compte qu’elle a gaspillé sa vie et qui du coup ne sait pas du tout gérer les choses qui lui arrivent. Bettina (je connais pas son nom à elle), elle est géniale, tout simplement géniale. Sarah (la sœur de Ruth, c’est une hippie, insupportable. Lisa, pareil, sauf qu’en plus c’est vraiment un boulet, elle mériterait que chaque personne de la planète tour à tour lui écrase son genou dans la face. George et Maggie Sibley, pareil que pour Lisa. Federico Diaz, lui aussi, je l’aime bien, il est un peu victime des caractères forts qui l’entoure, mais malgré tout il arrive à tirer son épingle du jeu, et puis il est sympa le type. Brenda Chenowitz (ainsi que toute la famille en fait) devient vraiment vraiment pénible. C’est vraiment lourd ces personnages pseudo-très-intelligents qui savent toujours tout sur tout et qui tiendrait pas une argumentation dans la vraie vie avec les répliques qu’ils ont à l’écran, ils sont sensés être des génies, et ils sont aussi malins que des agents de la circulation (j’ai rien contre les agents de la circulation hein, il y en a de très intelligents, mais bon, vous avez compris ce que je voulais dire...). Bref, je les aime pas. Et je vais finir par Claire Fisher (juste une parenthèse pour le père Fisher qui doit être vraiment de loin mon perso préféré) qui a l’excuse d’être une ado. Donc si elle est pénible c’est normal, si elle est imbuvable, c’est excusé, le seul soucis en fait, c’est qu’elle devient geignarde à la fin, et c’est le seul gros soucis (ça et le fait que ce soit une hippie révolutionnaire).
Voilà voilà, j’aime quand même beaucoup cette série, et le dernier épisode est pas mal. La dernière scène est excellente, vraiment. Belle fin.

Six feet under 4

Il y a une nouvelle hiérarchie du becquetage au sein du funérarium Fisher & Diaz, mais Nate, Ruth, David et Claire essaient toujours de rendre plus beaux les jours sous terre. La mort et l’insuffisance font partie intégrante de cette quatrième saison de Six Feet Under.

Six feet under 4
Aux studios HBO
Créé par Alan Ball
Avec Peter Krause, Michael C. Hall, Frances Conroy, Lauren Ambrose, Freddy Rodriguez et Rachel Griffiths
Musique de Richard Marvin et Thomas Newman
12 épisodes
Sortie en janvier 2006


Alors pour cette saison, je me suis rendu compte que la plupart des personnages sont insupportables. Outre les ceux pour qui on le savait depuis le début évidemment. Dans cette saison, chacun prend un chemin qui me donnerait envie d’aller lui mettre un grand coup de pied dans le derrière si j’étais un mec sympa (ce qui n’est pas le cas, du coup, j’ai plutôt comme une méchante envie de leur latter la gueule de manière violente et gratos). Non. Soyons indulgents, il est vrai qu’il leur arrive toutes les merdes du monde là, mais je ne sais pas. J’arrive pas à acheter leurs réactions, je ne sais pas pourquoi, ça me paraît surnaturellement pénible comme comportement (pas vraiment tous les personnages, il reste peut-être deux ou trois rescapés, mais ils sont si rares). Et malgré le fait que je les trouve excessivement détestables (mention spéciale pour Nate et la famille de la hippie morte (et la gamine qui est vraiment hideuse, c’est une horreur ce bébé)), ben j’accroche malgré tout. C’est toujours aussi bon, même si à mon goût on peut regretter quelques longueurs qui n’étaient pas là lors des autres saisons, cette série reste malgré tout, vraiment excellente. J’aime. Beaucoup.

Sens de la vis (le) 2

Le sens de la vis 2 Tracer le cercle
Scénario de Jean-Yves Ferri
Dessin et couleurs de Manu Larcenet
Édité chez Les Rêveurs
en octobre 2010
I.S.B.N. 2-912-747-53-2


Excellent. Une nouvelle fois une inspiration à la réflexion. Alors c’est étrange, parce que ça paraît très bête au premier abord, c’est une bande dessinée rigolote, pleine d’humour, mais en réalité, quand on lit ceci, ce sont tout plein de petites questions insidieuses qui se glissent dans les têtes, et qui tournent qui tournent. Un véritable enseignement de moine tibétain (de moine spirituel on va dire, un peu comme dans les films de kung-fu en fait) caché sous un spectacle de Jean Roucas. C’est vraiment excellent, j’aime beaucoup.

Superman & Batman versus Aliens & Predator

Au cœur de la Cordillère des Andes, une éruption volcanique révèle un terrifiant secret : La Terre a été secrètement envahie par deux races extraterrestres. L’une utilise tous les moyens possibles pour assurer sa survie et sa propagation ; la seconde est composée de chasseurs impitoyables considérant toutes créatures vivantes comme une proie potentielle. Superman et Batman, alliés de longue date, se retrouvent confrontés à cette crise planétaire sans précédent et doivent déployer et associer tous leurs pouvoirs pour tenter de contrer ces sinistres envahisseurs et sauver l’Humanité.

Superman & Batman versus Aliens & Predator
Scénario de Mark Schultz
Dessin et couleurs d’Ariel Olivetti
Traduction d’Alain Moyano
Édité chez Soleil Comics
en octobre 2010
I.S.B.N. 978-2-30201-423-7


Étrange cette bande dessinée. Les dessins sont pas mauvais, l’histoire ne l’est pas trop non plus (mettons-nous d’accord de suite, c’est vraiment rien de génial hein, mais ça passerait normalement) mais le tout me laisse sceptique. D’abord parce que tout du long Superman évoque une certaine divinité dont je ne connaissais pas l’existence –Rao- et que quelque part ça me gêne (en plus du fait que le personnage lui-même me gêne, il est vraiment trop gay Superman). En plus de ça, Batman, je sais pas d’où il le sorte celui-là, mais il ne colle pas deux secondes au personnage, mais alors vraiment pas. Ce serait une version de quelqu’un qui aurait survoler une ou deux bd du chevalier noir sans vraiment se pencher trop sur la question, du coup, il est assez pauvre. L’histoire des Aliens et Predator et la raison pour laquelle ils sont sur Terre sont plus que scalpées (ouais, c’est plus du tirage de cheveux, c’est carrément du scalp, et même encore pire) Bref, ce sont beaucoup de points négatifs qui auraient pu faire une bd malgré tout bien bourrine et efficace, mais non. C’est juste une mise en valeur des défauts. C’est dommage, l’idée me plaisait bien, je suis un peu déçu...

Confrérie du crabe (la) 3

Vraiment, Bernardino, tu me déçois... Vous me décevez tous d’ailleurs! Vous avez les cartes en main depuis le départ. Vous avez affronté mille épreuves qui étaient autant de réponses... Et pourtant vous n’avez pas compris! Alors pour savoir... il va falloir me suivre!

La confrérie du crabe 3
Scénario de Mathieu Gallié et Antoine Buttler
Dessin et couleurs de Jean-Baptiste Andréaé
Édité chez Delcourt
en novembre 2010
I.S.B.N. 978-2-7560-1744-0


Voilà que ce termine une excellente histoire. Vraiment. J’avais beaucoup aimé les deux premiers tomes déjà (je sais pas si j’avais fait des billets pour ceux là, si non, je les ferai assez vite). Cette conclusion est très bonne, même si un peu trop, je ne sais pas trop, trop happy end on va dire à mon goût. Mais d’un autre côté, c’est tellement bien amené et par des dessins de tellement bonne qualité. Une vraiment très bonne trilogie, à lire vraiment.

Six feet under 3

La Vie. La Mort. La Culpabilité. L’Au-delà. Le temps passe et les jours ne se ressemblent pas dans la vie des Fisher, apportant son lot de rebondissements et d’émotions. La plus célèbre famille de croque-morts revient dans une troisième saison toujours plus teintée d’humour noir.

Six feet under 3
Aux studios HBO
Créé par Alan Ball
Avec Peter Krause, Michael C. Hall, Frances Conroy, Lauren Ambrose, Freddy Rodriguez et Rachel Griffiths
Musique de Richard Marvin et Thomas Newman
13 épisodes
Sortie en janvier 2006


Et bien voilà. Encore une saison qui se termine bien. Non, je dis ça mais en fait, c’est de plus en plus glauque cette série. Juste que cette fin de saison est chouette puisqu’elle met fin au personnage le plus irritant, pénible, détestable et bourrinable de l’histoire de cette série (je n’ai pas encore vu la dernière saison, mais je pense pas qu’ils puissent faire pire...) Sinon voilà, encore une fois, tous les personnages s’enfoncent un peu plus dans cette espèce de solitude malsaine et égoïste, se refusant à la communication. Tous pleurnichent beaucoup, parce que oui, même si effectivement les choses ne sont pas faciles pour eux, il n’y a pas de quoi se lamenter non plus à mon sens. Mais c’est très personnel. Enfin, ça reste malgré tout une excellente série, j’aime toujours autant, aucun doute là-dessus.

Six feet under 2

Quand la mort est votre métier, à qui ressemble votre vie? Pour Nate, David, Ruth et Claire, la vie en dedans comme en dehors de Fisher & Sons semble chaque jour apporter son lot de défis et d’imprévus. Unanimement acclamée par la critique, véritable, petit bijou d’humour noir, Six Feet Under nous invite à mettre un pied dans la tombe et pose un regard cynique, lucide et parfois absurde sur une famille peu ordinaire, spécialisée dans une activité bien particulière : les pompes funèbres.

Six feet under 2
Aux studios HBO
Créé par Alan Ball
Avec Peter Krause, Michael C. Hall, Frances Conroy, Lauren Ambrose et Freddy Rodriguez
Musique de Richard Marvin et Thomas Newman
13 épisodes
Sortie en janvier 2006


De nouveau une saison dans laquelle il se passe beaucoup plus de choses que dans mon souvenir. C’est assez impressionnant comme les personnages font des bonds en avant dans chacun des épisodes, tout en restant si humainement inachevés. Je veux dire, j’ai pas la prétention de l’être hein, mais eux se cherchent, c’est incroyable. Ils ne se connaissent pas. Et le pire, c’est que ça doit être le cas pour tellement de gens dans la vraie vie. Moi-même. Mais on est pas là pour parler de moi. Je sais pas, ils sont tous un peu –fucked up-, non, ils le sont tous complètement, c’est pour ça qu’ils sont tellement communs. Je sais pas, cette série remue, mais pas dans le mauvais sens du terme (même si ce n’est définitivement pas drôle). En fait, elle permet la réflexion utile, je crois. Excellent en tout cas.

Six feet under 1


Los Angeles. Nous sommes à la veille de Thanksgiving. Nathaniel Fisher, propriétaire des pompes funèbres Fisher & Sons, percute un bus au volant de son corbillard flambant neuf. Il meurt sur le coup. La famille habituée à s’occuper de la mort des autres, va devoir faire face à cette tragédie. Ruth, la mère, fragile et réservée, l’apprend violemment. Elle l’annonce au fils cadet, David, le seul à être resté dans l’activité familiale, qui très sereinement apprend la nouvelle à sa sœur Claire, encore au lycée et Nate, le fils aîné qui revenait pour les fêtes. Cette disparition contraint la famille à se réunir pour un long moment. Dans la douleur, ils vont devoir se redécouvrir et apprendre à vivre ensemble.

Six feet under 1
Aux studios HBO
Créé par Alan Ball
Avec Peter Krause, Michael C. Hall, Frances Conroy, Lauren Ambrose et Freddy Rodriguez
Musique de Richard Marvin et Thomas Newman
13 épisodes
Sortie en janvier 2006


Voilà, alors je viens de regarder le dernier épisode de cette saison. Ce n’est pas la première fois, mais c’est le genre de série que l’on redécouvre à chaque fois. C’est très profond comme série, une sorte d’étude du genre humain, c’est très noir. Très pessimiste, ou alors je vois ça parce que je suis ainsi (noir bien sûr). Et cette fin de saison. Je suis tout retourné, comme à chaque fois. C’est d’une puissance. J’aime vraiment vraiment beaucoup cette série. Excellent!!