mardi 31 mars 2020

Un regard par-dessus l'épaule


Pepeto, onze ans, voit son monde complètement bouleversé quand il se retrouve aspiré à l'intérieur des murs de sa propre maison, apparemment pris au piège dans un endroit étrange et surréaliste. Comme il cherche un moyen de sortir, il découvre une myriade de personnages étranges, intrigants et effrayants, qui en fin de compte le conduisent ç accomplir le plus grand voyage de tous : grandir.

Un regard par-dessus l'épaule
Scénario : Pierre Paquet
Dessin : Tony Sandoval
Couleur :  Tony Sandoval
Édition : Éditions Paquet
Dépôt légal : juin 2016
I.S.B.N. 978-2-88890-712-1

C'est superbe, comme toujours, ce monsieur Sandoval est incroyablement efficace et bon. Chaque page, chaque image, chaque personnage est vraiment sublime. Mais vraiment pour de vrai. Et même si je suis passé complètement à côté de l'histoire, ça reste un très bel album. Pourquoi suis-je passé à côté de l'histoire? Parce qu'elle n'est pas complète, clairement, il manque au moins 3 pages pour relier l'histoire principale à la conclusion, là, j'ai juste lu une conclusion qui dit 'bon, c'est bien joli tout ça, mais pourquoi? Ah tiens, si je mettais un truc hyper sombre, super glauque, ça fera un genre de morale, ça va être bien'... Et ben non, ça fait juste une conclusion qui conclue une autre histoire, laissant celle-ci un peu triste et seule, comme mangée par une conclusion désaccordée. Comme si à la fin d'une symphonie, le soliste sortait une note tellement fausse qu'on en oubliait les 2 heures de sublime musique qu'on a eu juste avant. Malgré tout, ça reste vraiment sublime.

samedi 28 mars 2020

Ranma ½ 13


Ranma doit affronter Herb, un redoutable adversaire venu tout droit de Chine. Après avoir été aspergé par l'eau du Zhishuitong, le seau ancestral de la dynastie du Musc, il ne peut plus se retransformer en garçon, même plongé dans l'eau chaude!

Ranma ½ 13
Scénario : Rumiko Takahashi
Dessin : Rumiko Takahashi
Traduction : Fédoua Lamodière
Édition : Glénat
Dépôt légal : mars 2020
I.S.B.N. 978-2-344-03380-7

Ce tome-ci est différent des autres. Ici, il y a un peu plus de sérieux, ça reste léger, mais il y a en plus un ton qui n'est pas là habituellement. En effet, dans l'arc de la dynastie du Musc, Ranma fait équipe avec Ryoga et Mousse (incroyable mais vrai) et il laisse paraître quelque attachement pour Akane (encore plus incroyable, mais tout aussi vrai). Les combats sont un peu plus violents, moins prévisibles. Mais il ne s'agit là que de l'arc sur la dynastie du Musc, parce qu'en dehors de ça, la série reste fidèle à elle-même, bête, légère, drôle, fatigante (mais pas de négatif là-dedans). C'est un excellent tome, vraiment, un de mes préférés je pense.

vendredi 27 mars 2020

Alien³


(Pardon, ma photo est de trop mauvaise qualité, et n'ayant pas la boîte à la maison mais chez ma maman, je ne peux recopier le synopsis, aussi, j'en ai piqué un sur le internet)
Seule survivante d'un carnage sur une planète lointaine, Ripley s'échoue sur Fiorina 161, planète oubliée de l'univers, balayée par des vents puissants. Une communauté d'une vingtaine d'hommes y vit. Violeurs, assassins, infanticides, ce sont les plus dangereux détenus de droits communs de l'univers. L'arrivée de Ripley va les confronter à un danger qui sera plus fort qu'eux.

Alien³
Titre original : Alien³
Réalisation : David Fincher
Scénario : David Giler, Walter Hill, Larry Ferguson
Musique : Elliot Goldenthal
Durée : 1h 54min
Sortie : mai 1992
Avec Sigourney Weaver, Charles S. Dutton, Charles Dance, Brian Glover, Ralph Brown, Danny Webb, Pete Postlethwaite, Phil Davis, Paul McGann, Lance Henriksen, Christopher John Fields, Holt McCallany, Christopher Fairbank, Carl Chase, Leon Herbert, Vincenzo Nicoli, Paul Brennen, Clive Mantle, Peter Guinness, DeObia Oparei, Niall Buggy, Danielle Edmond, Tom Woodruff Jr.

Je pense que c'est mon préféré de la série. L'histoire est facile, attendue, mais il n'y a pas tellement de raison d'en faire plus. Les personnages sont très complets, très bien écrits, ils sont bien joués (même si le mixage audio laisse un peu à désirer par moment dans la version originale). Il y a malgré tout quelques petites longueurs, mais ça reste assez efficace et très divertissant. J'aime beaucoup ce film (et je n'ai aucune idée de si c'est bien ou non pour les vraies/vrais amateurs/amatrices de cette franchise, mais tant pis).


mercredi 25 mars 2020

Blue giant 9


Pour leur première participation à un festival, Dai, Tamada et Yukinori vont faire la première partie d'un groupe célèbre. Ils n'ont jamais joué devant autant de spectateurs, d'autant que ceux-ci ne viennent pas pour eux mais pour ce groupe connu qui les sous-estime... Ils vont devoir réaliser une performance habitée pour montrer de quoi ils sont capables!

Blue giant 9
Scénario : Ishizuka Shinichi
Dessin : Ishizuka Shinichi
Traduction : Anne-Sophie Thévenon
Édition : Glénat
Dépôt légal : janvier 2020
I.S.B.N. 978-2-344-04023-2

Encore une fois, c'est du pur génie. Vraiment, ça fait partie de ces mangas que l'on lit beaucoup trop vite, dont on aimerait avoir la suite de suite. Encore une fois, dans ce tome, on se laisse emporter par la musique, par l'ambition, les espoirs et l'énergie de ces trois jeunes musiciens. L'histoire est parfaitement écrite, le rythme soutenu qui ne s'essouffle jamais grâce à de courts entractes, le dessin superbe qui fait résonner les notes. C'est excellent, et il me tarde vraiment d'avoir la suite. Si vous aimez la musique, je vous conseille très vivement cette série (encore une fois, quand vous pourrez sortir l'acheter, restez prudents, restez chez vous).

mardi 24 mars 2020

Inio Asano anthology


Inio Asano anthology
Scénario : Inio Asano
Dessin : Inio Asano
Traduction : Thibaud Desbief
Édition : Kana
Dépôt légal : janvier 2020
I.S.B.N. 978-2-5050-8303-0

Nous avons ici treize histoires courtes de cet auteur magique. Magique? Pourquoi magique? Parce que ses histoires assez simples sont merveilleusement racontées, qu'elles en deviennent presque complexes tant elles sont intelligemment écrites. Parce que ses dessins sont sublimes, vraiment magnifiques et reflètent à merveille les reliefs de ces histoires. C'est magnifique, ses personnages sont très vrais, tant dans la sympathie que dans l'antipathie. Je vous conseille vivement cet album. Bien entendu, attendez d'être libéré/libérées, délivrées/délivrés, de n'être plus confinés/confinées avant de vous le procurer.

dimanche 22 mars 2020

Batman ninja 2


Le Joker a pris le pouvoir dans le Japon médiéval, et il cherche à modifier l'histoire. Afin de l'empêcher de réaliser ses noirs desseins, Batman et ses alliés se lancent à l'assaut de la province d'Owari. Mais le Joker les attend de pied ferme... Voici le grand final de cette histoire bourrée d'action dans le Japon médiéval!

Batman ninja 2
Scénario : Masato Hisa
Dessin : Masato Hisa
Traduction : Rodolphe Gicquel
Édition : Kana
Dépôt légal : janvier 2020
I.S.B.N. 978-2-5050-7582-0

Je ne suis pas certain que dire que le scénario est de Masato Hisa soit très juste. Il s'agit là d'une copie de l'excellent film par l'excellent mangaka Masato Hisa. S'il est dommage que cet auteur n'est pas fait une véritable série sur le sujet (une série qui aurait été géniale + +), il n'en reste pas moins appréciable de profiter de la qualité de son trait sur une histoire que l'on connaît et qui est très efficace. C'est très beau, c'est très bon. Il y a une petite ombre au tableau, mais ça vaut le coup de le lire malgré tout.

samedi 21 mars 2020

Hommage à J.R.R. Tolkien : Promenade en Terre du Milieu


John Ronald Reuel Tolkien est un auteur mondialement connu pour avoir créé un univers entier dans sa cultissime saga d'aventures Le Seigneur des Anneaux, suite du Hobbit. Les romans ont été adaptés avec succès au cinéma par Peter Jackson dans les années 2000, et continuent de se décliner, de se raconter. Mais la Terre du Milieu est vaste, et encore mal connue. Ce mook présente de nombreux articles thématiques, enrichis d'entretiens et de témoignages experts. Nous vous proposons d'en savoir (beaucoup) plus, au-delà des lieux communs et des clichés, sur l'œuvre et l'influence de J. R. R. Tolkien, dans la culture et l'art bien sûr, mais aussi dans la sociologie, l'histoire et les sciences.

Hommage à J.R.R. Tolkien : Promenade en Terre du Milieu
Auteur : Yannick Chazareng
Édition : Ynnis Éditions
Dépôt légal : mars 2020
I.S.B.N. 978-2-37697-122-1

Ceux qui me connaissent savent que malgré quelques essais (tant films que livres) je ne suis pas un fan du Seigneur des Anneaux. Genre pas du tout. Les films m'ont ennuyé à un point très, très haut et je n'ai jamais réussi à finir le premier bouquin. Mais Yannick Chazareng est un copain, et comme un bon copain, j'achète son livre pour qu'il devienne multimillionnaire. Me voilà donc avec un livre entre les mains qui rend hommage à un auteur qui, a priori, m'ennuie. Quelle surprise quand, au fil des mots et des pages, je me rends compte que ces bouquins qui m'ennuient sont en réalité un morceau d'un univers complet. Clairement je ne lirai jamais ces livres, mais l'univers qui les entoure me paraît super passionnant, et je me suis retrouvé à faire des recherches, à m'intéresser à certains livres cités, à me plonger un peu plus dans le profond. C'est tout ce qu'il y a dans ce livre, une étude dirigée sur un univers imaginé par un type (même si j'ai du mal à donner tout le crédit à J. R. R., en effet, il me semble plus juste de partager les mérites avec Christopher (le fils)), une étude très complète. Politique, géographie, géopolitique, langues, origines, bestiaire (presque), dérivés, adaptations, nous retrouvons tout ceci dans ce livre incroyablement complet, bien écrit, bien documenté (je dis tout ça en partant de mes très maigres connaissances sur le sujet). Je ne saurais que trop le conseiller aux amateurs bien sûr, mais aussi aux réfractaires tels que moi. C'est très intéressant de découvrir un nouveau monde et d'autres manières d'y accéder. (Petit plus, qui est peut-être un moins, tout dépend d'où on se place par rapport à ça, mais il y a clairement du placement de produit, en effet, la série à paraître Amazon Prime est citée à de nombreuses reprises.)
Pour résumer ce vilain pavé, c'est un bouquin que j'ai beaucoup apprécié, la plume de Yannick est très efficace, le propos est très intéressant et très intelligemment traité. Je vous conseille vivement de participer au multimillionnariat de Yannick et d'acheter ce livre (enfin, d'attendre d'avoir le droit de sortir (restez chez vous, c'est important, et faites attention) et de courir l'acheter une fois que ce sera safe!)

mercredi 18 mars 2020

Le secret des rois


Whitehall Palace, 1547. Après un règne marqué par six mariages et un schisme religieux, Henri VIII, deuxième monarque de la maison Tudor, est sur son lit de mort. Quelques heures avant d'expirer, il confie à sa dernière femme un inestimable secret. Londres, 2010. Le vol d'archives précieuses dans différents lieux historiques est suivi par la profanation de la crypte de la chapelle royale du château Windsor, où repose le corps d'Henri VIII. Cotton Malone, de passage en Angleterre, se retrouve mêlé à cette affaire. Le contenu d'un mystérieux manuscrit crypté, écrit par un proche de la reine Élisabeth, dernière des Tudors, devient bientôt le centre de toutes les investigations...

Le secret des rois
Titre original : The King's deception
Auteur : Steve Berry
Traduction : Danièle Mazingarbe
Édition : Pocket
Dépôt légal : avril 2015
I.S.B.N. 978-2-266-24763-4

Une des histoires les plus intéressantes à mon goût. Presque pas inventée en plus, je trouve l'utilisation de rumeurs/mythes très habile ici. L'aventure est assez incroyable, pleine de rebondissements qui paraissent hyper gros, pas crédibles du tout jusqu'à leurs explications. Les personnages sont très bien utilisés, très bien faits/écrits. J'ai vraiment aimé ce tome, le décor me plaît, le dénouement est à la fois frustrant et très réaliste, je pense que c'est l'un de mes préférés, je ne pourrais malheureusement pas en dire plus, de peur de donner trop d'indices à celles et ceux qui voudraient le lire (ce que je conseille grandement).

mercredi 11 mars 2020

Retour à Zombieland


Le chaos règne partout dans le pays, depuis la Maison-Blanche jusqu'aux petites villes les plus reculées des États-Unis. Nos quatre tueurs : Colombus, Tallahassee, Wichita et Little Rock doivent désormais affronter de nouvelles races de zombies qui ont évolué au cours des années. Pourtant, ce sont bien les conflits propres à cette "famille" improvisée qui restent les plus difficiles à gérer...

Retour à Zombieland
Titre original : Zombieland : Double Tap
Réalisation : Ruben Fleisher
Scénario : Dave Callaham, Rhett Reese, Paul Wernick
Musique :
Durée : 1h 39min
Sortie : octobre 2019
Avec Woody Harrelson, Jesse Eisenberg, Emma Stone, Abigail Breslin, Rosario Dawson, Zoey Deutch, Avan Jogia, Thomas Middleditch, Luke Wilson, Bill Murray, Ray Park

Certains grognons ont dit que Thedead don't die n'était pas un film de zombie, n'était pas un bon film. Je ne suis toujours pas d'accord avec vous bande de vilains râleurs/vilaines râleuses mais voici qui devrait vous réconcilier avec mes goûts indiscutables. Nous avons ici la suite d'un très bon film de zombies, et une suite grandiose!! Les références sont géniales, les rappels aussi, la réalisation est merveilleuse, la musique parfaite, les actrices/acteurs sont sublimes d'efficacité. C'est un excellent film de zombie, qui vient direct se placer juste derrière le premier dans mon top 5 des films de zombies. En plus, les bonus sont très, très, très drôles!!

lundi 9 mars 2020

DCeased


Darkseid a de nombreuses fois tenté de conquérir la Terre et de réduire à néant les super-héros qui la défendent. Mais aujourd'hui, il y est parvenu. Lâchant la terrifiante équation d'Anti-Vie après un combat contre la Ligue de Justice, il condamne dès lors ce monde à devenir un enfer abritant des individus contaminés et hystériques qui se dévorent les uns les autres, laissant les héros aussi vulnérables que désemparés face à ce chaos mondialisé. La Terre est tombée : le jour d'Anti-Vie est arrivé.

DCeased
Scénario : Tom Taylor
Dessin : Trevor Hairsine, James Harren, Laura Braga, Darick Robertson, Neil Edwards
Encrage : Stefano Gaudiano, Richard Friend, Trevor Scott, Darick Robertson
Couleur :  Rain Beredo
Traduction : Jérôme Wicky
Édition : Urban Comics
Dépôt légal : janvier 2020
I.S.B.N. 979-1-0268-2087-1

Depuis un certain temps, je ne suis plus si assidu sur les sorties DC Comics. Depuis le dernier rebirth qui essaie de légitimer un univers cinéma beaucoup trop mauvais en fait. Mais il y a quelques pépites. Les "en dehors de la ligne continue", pas tous, certains, restent très bons. Ici, c'est le cas. Je ne connaissais pas l'auteur (ou peut-être que si, mais son nom ne me disait rien), ni le dessinateur (pareil (je connais Darick Robertson, mais il n'a qu'un chapitre)), et c'est une excellente surprise que je tiens entre mes mains (pas là tout de suite, là, j'écris, du coup, il est posé devant moi). J'ai pris cet album parce que des zombies, c'est toujours cool.
En réalité, il ne s'agit pas de zombies, surprise, mais c'est tout aussi bon, l'histoire est bien écrite, avec une fausse happy-end suffisamment ouverte pour que DC la gâche mais suffisamment ouverte pour qu'on imagine une suite et fin affreuse comme on aime. Le dessin est superbe, les personnages sont beaux, même le grand bleu (aussi incroyable que ça puisse paraître et j'ai eu un peu de mal à l'écrire mais c'est vrai). Je conseille, j'ai vraiment beaucoup aimé.



jeudi 5 mars 2020

The dead don't die


Dans la sereine petite ville de Centerville, quelque chose cloche. La lune est omniprésente dans le ciel, la lumière du jour se manifeste à des horaires imprévisibles et les animaux commencent à avoir des comportements inhabituels. Personne ne sait vraiment pourquoi. Les nouvelles sont effrayantes et les scientifiques sont inquiets. Mais personne ne pouvait prévoir l'événement le plus étrange et dangereux qui allait s'abattre sur Centerville : The dead don't die – les morts sortent de leurs tombes et s'attaquent sauvagement aux vivants pour s'en nourrir. La bataille pour la survie commence pour les habitants de la ville.

The dead don't die
Titre original : The dead don't die
Réalisation : Jim Jarmusch
Scénario : Jim Jarmusch
Musique : Sqürl, Sturgill Simpson
Durée : 1h 43min
Sortie : mai 2019
Avec Bill Murray, Adam Driver, Tilda Swinton, Chloë Sevigny, Steve Buscemi, Danny Glover, Caleb Landry Jones, Rosie Perez, Iggy Pop, Sara Driver, RZA, Carol Kane, Selena Gomez, Tom Waits, Austin Butler, Luka Sabbat, Rosal Colon

Je ne suis probablement pas super objectif. Mouais, je suis le type le moins objectif du monde, et le monde entier le sait, mais là, il s'agit d'un film de zombies avec Bill Murray, Steve Buscemi et Tom Waits (pardon mesdames, je ne connaissais aucune des actrices (sauf Selena Gomez, mais finalement, je ne sais pas grand-chose de sa carrière)). Il était évident que j'allais le trouver génial. En plus, c'est une vision assez nouvelle du zombie, une vision hyper lente, une vision très "bof ouais, des zombies quoi". Et j'adore. Je le trouve hyper mignon ce film, Tilda Swinton a un rôle grandiose qu'elle tient à la perfection, le trio Murray/Driver/Sevigny est ultra efficace. J'ai adoré, c'est affreusement lent, très, très drôle. J'aime beaucoup. Il n'est pas du tout dans mon top 5 de films de zombies, mais il reste excellent je trouve. C'est très rafraîchissant. Un film de zombie pour vieux en fait. Bravo.

mardi 25 février 2020

Joker


Arthur Fleck, comédien de stand-up raté, est agressé alors qu'il erre dans les rues de Gotham déguisé en clown. Méprisé de tous et bafoué, il bascule peu à peu dans la folie pour devenir le Joker, un dangereux tueur psychotique.

Joker
Titre original : Joker
Réalisation : Todd Phillips
Scénario : Todd Phillips, Scott Silver
Musique : Hildur Guõnadóttir
Durée : 2h 02min
Sortie : août 2019
Avec Joaquin Phoenix, Robert De Niro, Zazie Beetz, Frances Conroy, Hannah Gross, Shea Whigham, Bill Camp, Glenn Fleshler, Leigh Gill, Greer Barnes, Brett Cullen, Dante Pereira-Olson, Carrie Louise Putrello, Douglas Hodge, Josh Pais, Rocco Luna, Marc Maron, Sondra James, Murphy Guyer, Frank Wood, Bryan Callen, April Grace, Brian Tyree Henry, Justin Theroux, Todd Phillips, Chris Redd, Carl Lundstedt

Ce film est incroyablement long et lent. Les plans fixes, les scènes détaillées dignes d'un épisode de l'Inspecteur Derrick, encore des plans fixes, des bouts de vies qui n'apportent strictement rien au film, ni au personnage. DC Cinematic Universe manque cruellement de rythme, c'est une horreur. Malgré tout, la musique est sublime, elle permet de supporter ces affreuses longueurs, l'ennui ambiant. Les acteurs jouent parfaitement leurs rôles, ils sont excellents mais n'arrivent pas à empêcher l'ennui alors que la musique parvient à l'atténuer. Et puis après pas loin de deux heures  d'une histoire convenue qui expliquerait pour le type devient le Joker un agent du mal, qui essaie tant bien que mal de le faire passer pour une victime (avec quelques jolis effets (la cigarette, les escaliers (pas que la scène de la danse, c'est presque la pire celle-ci, mais toutes les autres avec des escaliers)), après tout ça donc, il y a la scène de fin. 

SPOILER ALERT La scène de fin dans l'asile, où l'on voit le Joker raconter cette histoire (l'une des centaines d'histoires qu'il raconte) à une psy. Une histoire qu'il avait décidé, ce jour-là, d'axer sur la lutte des classes et Thomas Wayne. En racontant cette histoire, il finit sur le meurtre des Wayne et il rit. Quand la psy lui demande pourquoi, il répond qu'il repensait à une blague. Elle lui demande de quelle blague il s'agit. Il lui balance en souriant "You couldn't  get it", le Joker balance à sa psy (qui va mourir vite après) qu'il a compris qui est Batman!! J'espère ne pas être le seul à voir que toute l'histoire de ce film n'est pas une origine story, mais une manière de faire dire au Joker "Bien sûr que je sais qui est Batman, et alors? Je m'en fous de Wayne, il est chiant, c'est Batman qui m'amuse". Et c'est tout. Et les 5 dernières minutes font quasiment deux heures d'un ennui monstrueux, deux heures parfaitement géniales.


vendredi 21 février 2020

Flipette & Vénère


Le monde actuel est un sac de nœuds inextricable, saturé d'informations, de drames, d'aberrations en tout genre. Fouiller son extrême complexité vous condamne au mal de crâne instantané. Flipette, c'est Clara. Tétanisée, elle préfère se préserver en se bouchant les oreilles, mais elle peine de plus en plus à trouver du sens à sa pratique de photographe. Vénère, c'est Axelle. Plus prosaïque, elle préfère se retrousser les manches et se battre à mains nues contre l'injustice et les misères. Les clashs entre les deux sœurs reflètent le trouble d'une génération qui oscille entre résignation et espoir obstiné.

Flipette & Vénère
Scénario : Lucrèce Andreae
Dessin : Lucrèce Andreae
Couleur :  Lucrèce Andreae
Édition : Delcourt
Dépôt légal : février 2020
I.S.B.N. 978-2-4130-0866-8

Je vais commencer par un point négatif. Je n'aime pas trop les histoires réalistes. Et c'en est une. Mais plus qu'une histoire réaliste, il me semble que c'est une prise de vue d'une société qui a des problèmes. Pleins. Trop. Les personnages sont à la fois détestables d'extrémismes et super attachants. Le dessin est superbe, chaque personnage a son charisme, caractère propre, et en fonction de ce caractère, il gagne sa gestuelle, en fait, ils sont très vivants. C'est un très beau livre que voilà, et j'aimerai beaucoup lire une histoire un peu plus fantastique de cette dame. À suivre avec attention.

jeudi 20 février 2020

Urusei Yatsura Perfect Color Edition 1


Attaques de robots, virées à la mer, démon en Vespa... Lamu a décidément fort à faire pour veiller sur Ataru dans ces aventures trépidantes, romantiques et rocambolesques! Grâce à ce premier volume d'Urusei Yatsura Perfect Color Edition, redécouvrez le style inimitable de Rumiko Takahashi dans une sélection de dix-sept chapitres en couleur!

Urusei Yatsura Perfect Color Edition 1
Scénario : Rumiko Takahashi
Dessin : Rumiko Takahashi
Couleur :  Rumiko Takahashi
Traduction : Julien Pouly
Édition : Glénat
Dépôt légal : novembre 2019
I.S.B.N. 978-2-344-03891-8

Ne vous faites pas avoir comme moi!!! Lisant la réédition de Ranma ½, je me suis dit "chouette, ils refont Lamu aussi, quelle bonne idée!" Bien sûr, emporté par mon enthousiasme, je n'ai pas lu le dos. Il ne s'agit pas d'une réédition, mais de sélection de chapitres en couleur. Alors c'est toujours sympa, mais il n'y a aucune continuité, aucune histoire, juste des chapitres. Je vais pas dire que c'est nul parce que ce serait admettre que je me suis fait avoir, et donc, perdre la face, et je ne perds jamais la face, même si je me suis complétement fait avoir par cette blague d'édition.

Invincible 25 La fin de tout (seconde partie)


Cet album marque la fin de la série. Aucun recoin de l'univers de Invincible ne sera épargné... Et ensuite, tout sera terminé. Mark Grayson alias Invincible est opposé à Thragg dans un ultime combat aux proportions épiques. L'ensemble de la série, depuis son tout premier numéro, préparait Mark à cet instant. Mais le lecteur, lui, n'est sans doute pas prêt à ce qui l'attend à l'issue de ce récit.

Invincible 25 La fin de tout (seconde partie)
Scénario : Robert Kirkman
Dessin : Ryan Ottley, Cory Walker
Encrage : Mark Morales, Ryan Ottley, Cory Walker
Couleur :  Nathan Fairbairn
Traduction : Edmond Tourriol
Édition : Delcourt
Dépôt légal : octobre 2019
I.S.B.N. 978-2-4130-1544-4

Je voudrais avant tout faire une petite note sur le résumé. Je ne sais pas qui l'a écrit, et je suis désolé, mais il est ridicule. D'abord parce que quasiment tous les recoins de l'univers sont épargnés et ensuite parce que c'est exactement la fin qu'on s'attendait à avoir (sans pour autant qu'elle soit celle que l'on attendait (et par on, j'entends moi bien sûr)). Ceci étant dit. C'est une fin très correcte, bien écrite, un peu rapide peut-être, mais ça permet de ne pas faire les mêmes erreurs qu'avec Walking dead donc finalement, c'est bien. Le dessin de Ryan Ottley est excellent, j'aime beaucoup moins celui de Corry Walker, mais sans qu'il soit mauvais pour autant, il reste très juste et colle très bien à l'histoire. C'est une jolie fin, avec ce qu'il faut de moche. Elle conclue très bien cette série pleine d'espoir. J'aurais préféré une un peu moins happy end, mais celle-ci reste bien faite et fidèle à la série entière.

Parasite


Toute la famille de Ki-taek est au chômage, et s'intéresse fortement au train de vie de la richissime famille Park. Un jour, leur fils réussit à se faire recommander pour donner des cours particuliers d'anglais chez les Park. C'est le début d'un engrenage incontrôlable, dont personne ne sortira véritablement indemne...

Parasite
Titre original : 기생충
Réalisation : Bong Joon-ho
Scénario : Bong Joon-ho, Han Ji-won
Musique : Jeong Jae-il
Durée : 2h 11min
Sortie : mai 2019
Avec Song Kang-ho, Jang Hye-jin, Choi Woo-sik, Park So-dam, Lee Sun-kyun, Cho Yeo-jeong, Jung Ziso, Jung Hyeon-jun, Lee Jeong-eun, Park Myeong-hoon, Park Geun-Rok, Jung Yi-seo, Park Seo-joon

Oubliez tout le mystère qui plane autour de ce film. Il n'y en a aucun en vrai, tout est super attendu, il n'y a pas du tout de surprise. Vraiment pas. Absolument tout est prévisible bien 5 à 10 minutes avant que ça n'arrive. Ce n'est pas un mauvais film, mais c'est pas un film incroyable comme beaucoup essaient de le faire croire. Il est pas mal. Rien de plus. C'est divertissant même si un chouïa pauvre à mon goût. Les acteurs font le boulot, l'histoire est plus que classique et convenue et attendue, la musique est très bonne. Voilà. Est-ce qu'il mérite toutes ses récompenses? Probablement, si on considère que les films récompensés sont des films qui rentrent dans le moule. Je ne suis pas franchement déçu, je ne m'attendais pas à être retourné par ce film, mais un peu de surprise n'aurait sans doute pas desservi le truc.

mardi 18 février 2020

Profession romancier


Dans un essai à la fois drôle, intelligent, passionnant, Haruki Murakami se raconte et porte un regard aussi rafraîchissant que sincère sur le métier de romancier. Tout en explorant ses plus chères obsessions et en distillant des réflexions sur la littérature, la lecture et plus largement la société japonaise, l'auteur dévoile les coulisses de son quotidien, où s'imposent persévérance, patience et endurance. Une œuvre généreuse et sensible qui s'adresse à tous ceux qui sont en quête de l'homme derrière le maître, mais aussi aux curieux ou aux écrivains en herbe en mal d'inspiration!

Profession romancier
Titre original : 職業としての小説家
Auteur : Haruki Murakami
Traduction : Hélène Morita
Édition : Belfond
Dépôt légal : octobre 2019
I.S.B.N. 978-2-7144-7583-1

J'ai découvert qui est monsieur Murakami. J'ai découvert qu'il était à mille lieues de la personne que je pensais. J'ai découvert que chez lui, il n'a pas des masses de succès parce qu'il est qui il est. Je suis très, très, très amateur de ses romans, ma dame m'a fait découvrir cet auteur pour mon plus grand plaisir, je lis et relis ses romans sans jamais m'en lasser, en les redécouvrant à chaque fois. J'aime à tel point ses histoires, ses personnages, ses ambiances, que je ne comprends pas qu'on puisse ne pas aimer. Je sais, les goûts et les couleurs, mais vous en avez forcément vous aussi, des livres, films, musiques que vous aimez à tel point qu'il vous paraît impossible qu'on ne puisse ressentir la même chose que vous en les ayant. Ben quand je lis un des romans de ce monsieur, c'est exactement ce que je ressens. Et du coup, ce bouquin qui n'est pas un roman, qui n'est pas drôle non plus, est une explication de qui est ce maître (oui, je n'ai pas peur des mots) et j'ai beaucoup aimé. J'ai découvert un personnage, une personne qui me plaît beaucoup.

mardi 11 février 2020

Le code Jefferson


Afin de venir en aide à l'une de ses amies, Cotton Malone se rend aux États-Unis, sans se douter de ce qu'il est sur le point d'y découvrir : l'existence d'une société secrète, fondée lors de la Révolution américaine, adoubée par George Washington, et qui, depuis lors, n'a cessé ses mystérieuses activités. À l'origine du secret, et peut-être de l'assassinat de quatre présidents américains, les pages manquantes du rapport d'une intrigante séance du Sénat survenue en 1793. Des pages dissimulées dans un endroit dont les coordonnées sont cachées derrière le fameux, et inviolable, "Code Jefferson"...

Le code Jefferson
Titre original: The Jefferson key
Auteur : Steve Berry
Traduction : Danièle Mazingarbe
Édition : Pocket
Dépôt légal : mai 2014
I.S.B.N. 978-2-266-23024-7

Une fois n'est pas coutume, ce bouquin n'est pas hyper passionnant. Peut-être parce que je n'ai pas appris grand-chose, peut-être parce que le méchant, qui est censé représenter l'évolution du pirate n'est pas du tout attachant, ni charismatique, rien. Juste un pourri lambda. Très décevant. Du coup, c'est toujours bien écrit (ou du moins très bien traduit malgré quelques coquilles) mais j'ai trouvé celui-ci long et attendu. Si j'aurais bien du mal à en choisir un meilleur, je sais que celui-ci est celui qui me plaît le moins.

Ranma ½ 12


Alors que Ranma et Genma squattent toujours le dojo, la famille Tendo reçoit la visite de Nodoka, qui n'est autre que... la mère de Ranma! Genma cherche aussitôt à s'enfuir pour ne pas la croiser. Il lui aurait en effet fait une promesse avant de partir en voyage initiatique avec son fils... mais quel genre de promesse?!

Ranma ½ 12
Scénario : Rumiko Takahashi
Dessin : Rumiko Takahashi
Traduction : Fédoua Lamodière
Édition : Glénat
Dépôt légal : janvier 2020
I.S.B.N. 978-2-344-03379-1

Un tome assez grandiose que celui-ci, en effet, nous rencontrons enfin la mère de Ranma (qui s'avère être aussi farfelue que le reste des personnages). En fait, ce personnage est la quintessence de la vie de crotte, dès son plus jeune âge, ses parents lui ont mis des bâtons dans les roues afin qu'il ne puisse jamais, JAMAIS se poser. C'est encore une fois complètement débile, éreintant et incroyablement bien fichu. Ça ne prend pas une ride, j'adore!!

samedi 25 janvier 2020

Daybreak


Tu te réveilles d'une sévère gueule de bois au milieu d'un paysage en ruine quand un type qui n'a qu'un seul bras t'invite à te mettre à l'abri sous la terre. Il te nourrit, t'offre un endroit où dormir, puis t'annonce qu'il va assurer le premier tour de garde. Il ne faut pas attendre bien longtemps pour que les dangers de cet endroit désolé ne retrouvent votre trace, à toi et ton nouveau protecteur, et viennent gratter à votre porte. Dans ce décor post-apocalyptique de roches et de voitures renversées, il va falloir survivre...

Daybreak
Scénario : Brian Ralph
Dessin : Brian Ralph
Traduction : Nicolas Bertrand
Édition : Delcourt
Dépôt légal : janvier 2020
I.S.B.N. 978-2-413-02250-3

À l'instar de la série Netflix, c'est une très bonne idée, mais mal exploitée. Le personnage principal serait le lecteur, à savoir que c'est une bande dessinée à la première personne. On voit ce que voit le personnage. Ça me fait le même effet que la caméra à l'épaule dans les films. (Explication de mon postulat, j'ai l'impression que la caméra à l'épaule montre une incapacité à diriger/réaliser un film, on nous dira que c'est pour une immersion plus importante, j'ai plus l'impression que c'est (dans la plupart des cas, je ne généralise pas) une incapacité à choisir un angle de vue, une image). Il m'est arrivé de lire une ou deux bandes dessinées qui utilisent ce principe. On dira ce qu'on voudra, mais je ne comprends vraiment pas pourquoi le personnage principal ne parle pas, pourquoi il n'a jamais de mains, c'est juste une caméra posée là. Et ça me gêne d'autant plus qu'aucun auteur ne peut décemment prétendre connaître les réactions de toutes les personnes du monde. À aucun moment je ne m'identifie à un personnage transparent, qui ne dit rien, ne fait rien. Toutes lâchetés prises en compte, je crois qu'il n'y a pas une réaction de bonne dans cet album. C'est terrible parce que oui, c'était intéressant, oui les personnages rencontrés sont bien faits, mais punaise... Quel plat, quel vide... Et me dire que cet auteur est professeur, qu'il enseigne comment faire des bd... Ça me fait aussi peur que les réformes sur l'orthographe (par exemple). Après, cet album n'est pas si mauvais, le dessin est très bon, encore une fois, les idées et personnages secondaires sont supers... c'est simplement pas fini à mon avis.

jeudi 23 janvier 2020

Corruption


Malone est le roi de Manathan North, le leader charismatique de La Force, une unité d'élite qui fait la loi dans les rues de New York. Après dix-huit années de service, il est respecté et admiré de tous. Mais le jour où, après une descente, Malone et sa garde rapprochée planquent pour des millions de dollars de drogue, la ligne jaune est franchie. Le FBI le rattrape et va tout mettre en œuvre pour le forcer à dénoncer ses co-équipiers. Dans le même temps, il devient une cible pour les mafieux et les politiques corrompus. Seulement, Malone connaît tous leurs secrets. Et il peut tous les faire tomber...

Corruption
Titre original : The Force
Auteur : Don Winslow
Traduction : Jean Esch
Édition : Harper Collins Poche
Dépôt légal : octobre 2019
I.S.B.N. 979-1-0339-0433-5

Ce livre est un cadeau, j'ai essayé très fort d'arriver au bout, mais je n'ai pas pu. L'histoire ne m'emballait pas, mais j'aurais pu être agréablement surpris, j'aurais pu. Mais en fait, il s'agit d'une description beaucoup trop détaillée et sans grand intérêt de New York. Avec une histoire de flics pourris mais c'est pas leur faute, c'est la faute du boulot, et puis des gens, et puis ils l'aiment leur boulot, et ils sont gentils avec leurs copains, mais les vilains, bah faut taper dessus, et puis faire du chantage et puis inventer des preuves, et puis les lois finalement, c'est très surfait. Ce sont de bons flics hein, c'est pas leur faute, c'est la faute du boulot, et puis les gens les aident pas non plus... Vous voyez le genre... La victimisation à outrance pour donner l'impression que le personnage est un gros dur, en plus il est grand, baraqué et tatoué, forcément, c'est un dur de dur... Après une dizaine de pages, j'en avais déjà marre, mais j'ai poussé un peu, en espérant que ça démarre à un moment. Mais non. Aucun rythme, juste des descriptions qui sont plus là pour prendre de la place plutôt que pour rythmer. En plus, le narrateur est hyper grossier. Du gros-mots toutes les deux phrases, ça m'insupporte. Qu'un personnage soit grossier, aucun, qu'une situation engendre des grossièretés, ok, mais mettre des gros-mots juste pour dire "ouais mec, c'est la putain de guerre cette putain de ville, c'est pas putain d'étonnant que les putains de flics perdent la putain de tête et putain de franchissent la putain de ligne". Donc, je ne suis pas arrivé au bout. J'ai lu les trois dernières pages quand même... Devinez quoi. Il meurt.

mardi 21 janvier 2020

La prophétie Charlemagne


An 1000, Aix-la-Chappelle. Othon III, roi de Germanie, pénètre dans la tombe de Charlemagne. Il découvre un manuscrit, couvert de symboles inconnus.  1935, Allemagne. Himmler crée un groupe d'archéologues et d'ésotéristes chargés de retracer les origines de la race allemande. Dans la sépulture d'un proche de Charlemagne, ils découvrent un manuscrit portant les mêmes mystérieux symboles.  2008. Afin d'élucider la mort de son père, Cotton Malone doit déchiffrer les énigmes entourant ces deux manuscrits. Il se lance dans une enquête à travers l'histoire et les civilisations.

La prophétie Charlemagne
Titre original : The Charlemagne pursuit
Auteur : Steve Berry
Traduction : Diniz Galhos
Édition : Pocket
Dépôt légal : février 2012
I.S.B.N. 978-2-266-20400-2

Nous avons ici une aventure beaucoup plus personnelle qu'habituellement. En effet, Cotton Malone est impliqué personnellement dans cette histoire. Il fait quelques erreurs dues à cette implication, et même s'il s'en rend toujours compte, il est toujours trop tard. L'histoire est, comme d'habitude, passionnante, pleines de rebondissements inattendus, mêlant avec une simplicité fiction et faits historiques. J'aime beaucoup ce roman aussi. Il nous permet d'approfondir un peu les personnages qui étaient jusque-là restés une surface, ils n'étaient pas creux pour autant, mais ici, nous parvenons à combler certaines zones d'ombre. C'est très bien fait, j'aime beaucoup!!

lundi 13 janvier 2020

Le Batman qui rit


Après les événements qui révélèrent l'existence du Multivers Noir, épuisé et affaibli, Bruce Wayne ne peut cependant baisser la garde face aux menaces d'une dimension inédite prête à fondre sur la Terre. Contre toute attente, le Chevalier Noir découvre que le Batman Qui Rit a survécu à son affrontement avec le Joker et qu'il planifie une nouvelle stratégie susceptible de déséquilibrer le Multivers. Pour venir à bout de cette version pervertie de lui-même, Batman devra peut-être briser la seule règle inviolable...

Le Batman qui rit
Scénario : Scott Snyder, James Tynion IV
Dessin : Jock, Eduardo Risso
Encrage : Jock, Eduardo Risso
Couleur :  David Baron, Dave Stewart
Traduction : Edmond Tourriol
Édition : Urban Comics
Dépôt légal : octobre 2019
I.S.B.N. 979-1-0268-1878-6

Si j'ai lu Batman Metal jusqu'au bout malgré la qualité moyenne, c'était pour cet album-là, pour pouvoir le lire dans des conditions optimales. Et je suis heureux. Pas tellement d'avoir lu Batman Metal, ce n'est pas si nécessaire en fait, mais cet album est excellent, il y a quelques longueurs pas forcément très utiles, mais l'histoire reste très bien faite malgré tout, et le dessin est superbe. J'ai adoré!!

mercredi 8 janvier 2020

Jazz Maynard 7 Live in Barcelona


Jazz Maynard et son ami Teo sont de retour à El Raval, où ils retrouvent famille et amis. Tout porte à croire que Jazz a raccroché et se consacre enfin à sa grande passion, la trompette. Il est sur le point de sortir son premier album et se prépare à le présenter sur la scène du Cave Canem. Mais le quartier d'El Raval, lui, n'a pas changé. Le meurtre brutal de l'oncle Raimundo par une bande de petites frappes ne tarde pas à le prouver. Et Judas est bien déterminé à faire justice à sa manière, avec Jazz et Teo. Comme l'aurait fait le trio de jadis. Rattrapé par le passé, Jazz doit choisir. Et il le fait, au risque de payer le prix fort...

Jazz Maynard 7 Live in Barcelona
Scénario : Raule
Dessin : Roger
Couleur :  Roger
Traduction : Genviève Maubille
Édition : Dargaud
Dépôt légal : septembre 2019
I.S.B.N. 978-2-5050-7098-6

Un final magnifique. Ça devait exactement se finir de cette manière, à l'image de la vraie vie, de façon moche. Le dessin est sublime comme toujours, les notes sont superbes, les mots sont crus et violents. Un grand bravo aux auteurs.

mardi 7 janvier 2020

Batman Metal 3 Matière hurlante


La Ligue de Justice contre les Chevaliers Noirs : le Multivers contre le Multivers Noir. Alors que Batman et Superman se retrouvent capturés et prisonniers d'une des tours de Barbatos, les derniers super-héros libres tentent tant bien que mal de réunir les différents métaux capables de leur faire remporter une victoire décisive et de leur permettre de sauver de l'extinction les nombreuses réalités parallèles.

Batman Metal 3 Matière hurlante
Scénario : Scott Snyder, James Tynion IV, Josh Williamson, Robert Venditti, Jeff Lemire, Grant Morrison
Dessin : Greg Capullo, Liam Sharp, Doug Mahnke, Howard Porter, Jorge Jimenez, Ethan Van Sciver, Tyler Kirkham, Mikel Janin, Bryan Hitch, Alvaro Martinez
Encrage additionnel : Jonathan Glapion, Kevin Nowlan, Jaime Mendoza, Raul Fernandez
Couleur :  FCO Plascencia, Hi-Fi, Adam Brown, Alex Sinclair, Jeremiah Skipper, Jason Wright, Arif Prianto, Jeromy Cox, Wil Quintana, Alejandro Sanchez, June Chung, Brad Anderson
Traduction : Edmond Tourriol
Édition : Urban Comics
Dépôt légal : novembre 2018
I.S.B.N. 979-1-0268-2410-7

Bon. Pas le bouquin hein. C'est un bon qui annonce qu'il va falloir y aller mais qu'on ne sait pas trop par où commencer. Le dessin est vraiment sympa, je n'ai pas le souvenir d'en avoir trouver un mauvais, il y a quelques blagues qui m'ont vraiment fait rire (des notes d'auteurs excellemment drôles, en vrai). Et c'est tout. Toutes les excellentes idées posées dans une mauvaise histoire à l'instar des bons acteurs posés dans les films exécrables (Bale est le pire de tous les Batman, il était tellement affreux, tellement mauvais qu'il devrait aller en prison) ont fini... Je sais pas trop comment l'écrire. Je perds mes mots... Tout le long de cet album (en dehors des quelques notes d'auteurs vraiment rigolotes) je me suis dit que non, qu'ils ne pouvaient pas nous amener là, que même si DC Comics est de pire en pire, ils ne peuvent pas tomber si bas, ils n'oseront pas nous lâcher la happy end coulante de miel et de clichés. Et en vrai, je pense que j'avais encore beaucoup trop d'espérance vis à vis d'eux. Ils ont pris la pire fin imaginable pour qu'on puisse vraiment dire sans aucune forme de discussion possible derrière "Oui, on a des idées géniales, mais on ne va rien en faire, rien du tout, juste les détruire pour dissuader quiconque d'en avoir d'autres". Voilà ce qu'est cet album.

vendredi 3 janvier 2020

Damned


Le Joker est mort. C'est désormais une certitude. Mais qui, de Batman ou d'une menace autrement plus malfaisante, a pu mettre fin au règne de terreur du clown criminel? Batman, retrouvé inconscient près du corps de son ennemi, est incapable de mettre ses souvenirs en ordre. Pire, il en vient à douter de la réalité elle-même. Pour l'accompagner – et le perdre un peu plus? –, le justicier reçoit l'aide providentielle de John Constantine au cours d'une enquête qui l'amènera à frayer avec les forces mystiques tapies au cœur de Gotham.

Batman : Damned
Scénario : Brian Azzarello
Dessin : Lee Bermejo
Encrage : Lee Bermejo
Couleur :  Lee Bermejo
Traduction : Alex Nikolavitch
Édition : Urban Comics
Dépôt légal : octobre 2019
I.S.B.N. 979-1-0268-1675-1

J'ai entendu parlé d'une histoire au sujet d'une case de ce comics. Une histoire qui a fait un foin monstre, on voyait la quéquette de Batman sur une case, horreur. J'ai vu une interview des deux auteurs où ils expliquaient que la planche était visible dans leur bureau pendant des mois avant la parution, tout le monde l'a vue cette case, personne n'a rien dit, elle est passé à l'édition sans que personne ne dise rien, et puis, quelqu'un a fait tout un scandale parce qu'on voyait une quéquette et de suite, DC Comics s'est outré de cette image inimaginable!! Pourquoi raconte-je ça? Pour expliquer mon détachement progressif de cette maison que j'ai très longtemps suivie. Il n'empêche que cet album est magnifique, que le dessin, l'histoire, les mots sont superbes. Que je le conseille fort.

jeudi 2 janvier 2020

Et si l'amour c'était aimer?


Henri et Sandrine forment un couple heureux et épanoui à qui tout réussit, jusqu'à ce qu'un jour apparaisse Michel, brun ténébreux, qui va faire chavirer le cœur de Sandrine. Ensemble ils vont vivre une idylle aussi brûlante qu'interdite. Mais la vie est-elle toujours du côté de l'amour? La passion n'est-elle pas qu'une feuille morte emportée par une brise d'automne? L'Arc-en-ciel des sentiments ne finit-il pas toujours par disparaître derrière le nuage de la réalité?

Et si l'amour c'était aimer?
Scénario : Fabcaro
Dessin : Fabcaro
Couleur :  Jiip Garn
Édition : 6 Pieds sous Terre
Dépôt légal : novembre 2017
I.S.B.N. 978-2-35212-135-0

Cette bande dessinée est parfaitement géniale. On est pas loin du roman-photo, avec quelques touches de cynisme très pinçant, le tout sur des dessins fabuleux. C'est drôle, c'est une vilaine moquerie, mais tellement efficace. Je pense que je vais essayer d'avoir tous les bouquins de ce monsieur excessivement talentueux. J'adore et je conseille très, très fort à toute personne ayant un semblant de sens de l'humour.