lundi 11 juin 2018

I love you


Michel, à qui tout réussit, habite un somptueux loft alors que son voisin et ami malchanceux, Yves, regarde avec tristesse son piteux logement et les femmes qui courent dans les bras de Michel sans même le regarder. Un jour, Michel découvre un porte-clés qui répond "I love you" quand on le siffle, mais qui reste muet pour son ami Yves. Entretenant un amour fétichiste pour cet objet, Michel s'aperçoit un jour que les rôles s'inversent et que le porte-clés ne répond qu'à Yves mais plus jamais à lui. De désespoir, il tente de se tuer à moto mais ne réussit qu'à se casser la mâchoire, ce qui lui interdit définitivement de pouvoir appeler son objet de passion...

I love you
Réalisation : Marco Ferreri
Scénario : Marco Ferreri, Enrico Oldoini, Didier Kaminka
Musique : Gianni Fiori, Jean-Paul Dreau, Big Bill Broonzy, Manitas de Plata, Los Chocolates, Pierre Akendengue, Moraes Moreira
Durée : 1h 42min
Sortie : mai 1986
Avec Christophe Lambert, Eddy Mitchell, Agnès Soral, Anémone, Flora Barillaro, Marc Berman, Patrice Bertrand, Paula Dehelly, Maurizio Donadoni, Fabrice Dumeur, Carole Fredericks, Laurence Le Guellan, Olinka Hardiman, Laura Manszky, Jeanne Marine

Bon, c'est la deuxième fois que je vois ce film... (pourquoi je l'ai remis dans mon lecteur?) la dernière fois c'était il y a 5 ans je crois, et je n'avais pas saisi l'intérêt de ce film. Par intérêt, j'entends que je n'avais pas saisi comment des gens avaient pu mettre du pognon pour sortir ça, ni à quel moment un agent a pu convaincre tous ces gens de jouer dans ce... dans ça. Ben ça n'a pas changé. Il n'y a strictement rien de bon dans ce film (alors après, c'est pas un film gros budget, et c'est vieux, mais même). Même Christophe Lambert ne sauve pas le truc, même Eddy Mitchell... C'est chaud d'en arriver là quand même. Parce que d'habitude, les vieux films, je les regarde en me remettant à peu près dans le contexte culturel de l'époque, mais là, je ne vois vraiment pas. Même en cherchant fort...

Infinity 8 7 Et rien pour finir


Nouvelle mission, nouvel agent, et... place à Douglas? Agent de sécurité à la prison et propriétaire d'un mystérieux pendentif porte-bonheur depuis son plus jeune âge, il est victime d'une manipulation détonante! Un robot supra-intelligent va prendre les commandes et l'entraîner par delà les arcanes du temps. De la testostérone, de la dynamite, des boucles spatio-temporelles, des rires, des pleurs... Et peut-être rien pour finir?

Infinity 8 7 Et rien pour finir
Scénario : Boulet, Lewis Trondheim
Dessin : Boulet
Couleur : Boulet
Édition : Rue de Sèvres
Dépôt légal : mars 2018
I.S.B.N. 978-2-36981-272-2

C'est pour moi, de très loin, le meilleur album de la série. Déjà, il y a des réponses, de bonnes réponses, une réflexion profonde et vraie amenée par des personnages incroyablement plats de réalisme (ça a l'air négatif, mais c'est tout le contraire, il me semble bien que c'est la première fois que je lis un truc de sf avec des personnages vraiment vrais. Sans fausse note, ils sont complètement lambda, et c'est assez génial quand on y pense). Tout est très bon dans cet album, l'histoire, le dessin, le fait qu'il fasse complètement tâche dans le reste de la série qui est plus pin-up flashy et grosse action. Ici, nous avons une réflexion menée par un personnage qui a les réponses et qui les donne à un personnage qui ne peut pas les recevoir parce qu'il est pas équipé pour. J'adore, et je le conseille très fortement.